Méritocratie et inclusion : les chiffres clés 2025 en Suisse

Le Gender Intelligence Report 2025 montre que, malgré une présence équilibrée femmes-hommes dans les effectifs, les postes de direction restent majoritairement masculins en Suisse. Près d’un salarié sur trois envisagerait de quitter son entreprise si celle-ci n’est pas suffisamment engagée en matière d’inclusion. Quels impacts pour vos politiques de promotion, d’engagement et de fidélisation ? Découvrez l’analyse complète et les implications concrètes pour les DRH.

Éditeur de la recherche : ADVANCE

Publié le : 3 mars 2026Catégories : Culture et gouvernance, Egalité et diversité, Leadership

Pays de la recherche : Suisse

Type de recherche : Managériale

Le Gender Intelligence Report 2025 publié par Advance et le Competence Center for Diversity, Disability and Inclusion (CCDI) de l’Université de Saint-Gall analyse la réalité de la méritocratie dans les entreprises suisses. Basé sur 376 000 données RH anonymisées issues de plus de 90 organisations et une enquête auprès de 608 collaborateurs, il offre un éclairage chiffré sur l’égalité des chances et l’inclusion en entreprise (Advance & CCDI, 2025).

— Un plafond de verre persistant.
Le Glass Ceiling Index (GCI) atteint 2,1 en moyenne : les hommes sont plus de deux fois surreprésentés dans le middle et top management par rapport à leur poids dans la population active.

— Une méritocratie fragilisée dès la première promotion.
Dans six secteurs sur neuf, la part des femmes promues vers le premier niveau de management est inférieure à leur part dans le vivier non managérial.

— Un risque économique majeur.
27 % des salariés déclarent envisager de quitter leur entreprise pour une organisation plus engagée en matière de DEI. Extrapolé à l’échantillon, le coût potentiel du manque d’inclusion pourrait atteindre CHF 5 milliards par an.

Ces données interrogent directement les pratiques RH. La méritocratie ne peut fonctionner sans transparence des critères de promotion, équité salariale et pilotage structuré de la performance. L’étude montre que l’inclusion n’est pas un enjeu réputationnel, mais un levier stratégique face aux pénuries de talents annoncées en Suisse.
Dans un contexte de tension sur le recrutement et d’hybridation des parcours (temps partiel, mobilité, reconversions), les systèmes d’évaluation doivent intégrer des critères objectifs et inclusifs pour éviter les biais. Les entreprises membres d’Advance affichent d’ailleurs un GCI plus favorable (1,8 contre 2,8), preuve que les démarches structurées produisent des effets mesurables.

Pour les DRH, la question n’est plus “faut-il investir dans la DEI ?” mais “comment structurer une méritocratie réellement inclusive pour sécuriser performance et fidélisation ?”

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