Prévention santé : la Suisse en retard
La Suisse figure parmi les derniers pays européens en matière de politiques de prévention, selon le Public Health Index 2025. Tabac, alcool, nutrition, activité physique : cette étude met en lumière des lacunes importantes, notamment en nutrition où la Suisse obtient un score nul. Quels enseignements pour les responsables RH et dirigeants ? Découvrez pourquoi la prévention devient un enjeu stratégique pour la santé au travail, la performance et la durabilité des organisations.
Éditeur de la recherche : AOK
Pays de la recherche : Monde
Type de recherche : Managériale
Le Public Health Index 2025 propose une comparaison des politiques de prévention dans 18 pays d’Europe du Nord et centrale, à travers quatre leviers majeurs : tabac, alcool, nutrition et activité physique. Les résultats mettent en évidence des écarts importants entre États, y compris pour la Suisse, qui figure parmi les derniers du classement.
— La Suisse se classe 17e sur 18 pays, avec un score global de 32,4/100, ce qui la place dans le groupe des « Schlusslichter » (lanternes rouges).
— Dans le détail, la Suisse obtient 8,8 points sur 25 en politique de lutte contre le tabac et 7,2 points sur 25 en politique alcool.
— Le rapport souligne un résultat particulièrement marquant : la Suisse obtient 0 point sur 25 en politique nutritionnelle, indiquant l’absence de plusieurs mesures nationales recommandées (taxation, encadrement marketing, standards alimentaires).
Pour les professionnels RH, ces données rappellent que la prévention dépasse largement le cadre sanitaire : elle touche directement la performance, la soutenabilité du travail et l’engagement des collaborateurs. Le rapport souligne que les pays les moins bien classés, dont la Suisse, mettent en œuvre peu de mesures dites « structurelles » (fiscalité santé, régulation de la publicité, encadrement de l’offre). Or ces leviers sont considérés comme les plus efficaces scientifiquement.
Dans ce contexte, les entreprises suisses peuvent jouer un rôle croissant en complétant l’action publique : programmes de santé au travail, prévention des comportements à risque, promotion de l’activité physique et amélioration de l’environnement alimentaire en entreprise. Ces politiques internes deviennent stratégiques face aux enjeux d’absentéisme, de vieillissement de la population active et de qualité de vie au travail.
Le Public Health Index 2025 positionne la Suisse parmi les pays ayant un fort potentiel de progression en matière de prévention. Pour les DRH, la question centrale est désormais : comment intégrer la santé préventive comme pilier durable de la stratégie RH ?


