Indice de la pénurie de main-d’œuvre en Suisse 2025 : vers un rééquilibrage du marché du travail

L’Indice de la pénurie de main-d’œuvre en Suisse 2025, publié par le Groupe Adecco et le Stellenmarkt-Monitor Schweiz (Université de Zurich), met en évidence une baisse marquée de la tension sur le marché du travail (-22 %). Si le ralentissement économique et la hausse du nombre de personnes en recherche d’emploi expliquent ce rééquilibrage, certaines pénuries structurelles persistent, notamment dans la santé, la construction et les métiers techniques.

Éditeur de la recherche : ADECCO SUISSE

Publié le : 6 janvier 2026Catégories : Digitalisation, Fonction RH et emploi, Formation & gestion de carrière

Pays de la recherche : Suisse

Type de recherche : Managériale

Publié en novembre 2025, l’Indice de la pénurie de main-d’œuvre en Suisse 2025 du Groupe Adecco Suisse et du Stellenmarkt-Monitor Schweiz (Université de Zurich) dresse un état précis des tensions sur le marché du travail helvétique. Après les pics observés en 2022-2023, l’étude met en évidence une normalisation progressive, tout en soulignant la persistance de déséquilibres structurels dans certains métiers clés.

3 chiffres et enseignements clés de l’étude:

–22 % de pénurie en un an : l’indice global recule de 22 % en 2025 par rapport à 2024, retrouvant un niveau proche de celui d’avant la pandémie (2019). Cette baisse résulte d’une diminution des postes vacants (–8 %) combinée à une hausse marquée des personnes en recherche d’emploi (+17 %).

Une pénurie désormais concentrée : seules 4 catégories professionnelles sur 32 restent en situation de pénurie significative, en tête les professions de la santé, suivies de la construction, de l’ingénierie et des métiers électriques.

Des contrastes régionaux nets : la pénurie diminue dans toutes les régions, mais plus fortement à Zurich (–29 %) et en Suisse du Nord-Ouest (–26 %) qu’en Suisse orientale (–15 %) ou du Sud-Ouest (–16 %).

Ces résultats traduisent un double mouvement structurant pour les fonctions RH. À court terme, le ralentissement conjoncturel redonne du pouvoir de négociation aux employeurs dans de nombreux métiers tertiaires, notamment administratifs, commerciaux et IT, fortement exposés à l’automatisation et à l’IA. À moyen et long terme, les facteurs démographiques demeurent déterminants : le vieillissement de la population continuera d’alimenter la tension dans la santé et le bâtiment, indépendamment du cycle économique. Pour les DRH, l’enjeu n’est donc plus seulement de recruter, mais d’anticiper les compétences critiques, d’investir dans la formation continue et de repenser l’attractivité des métiers sous tension structurelle.

Si la pénurie de main-d’œuvre se détend globalement, elle ne disparaît pas : elle se transforme. Les organisations capables d’adapter dès aujourd’hui leurs politiques de compétences et de mobilité interne seront les mieux armées face aux prochains cycles de tension.

APERÇU

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