Bien-être au travail : un levier de performance sous-estimé

Près d’un salarié sur deux se dit en situation de mal-être au travail, avec des impacts directs sur l’engagement, la performance et la fidélisation des talents. À travers cette étude, découvrez les signaux faibles à ne pas ignorer et les leviers concrets à activer pour construire un environnement de travail performant, durable et aligné avec les nouvelles attentes des collaborateurs.

Éditeur de la recherche : MICHAEL PAGE

Publié le : 27 mars 2026Catégories : Climat social, Leadership, Santé au travail

Pays de la recherche : France

Type de recherche : Managériale

Dans un contexte de tensions sur les talents et de contraintes budgétaires, la qualité de l’environnement de travail s’impose comme un enjeu stratégique. Une étude récente menée auprès de 1 545 professionnels met en lumière un paradoxe : alors que le bien-être influence directement la performance, il reste insuffisamment adressé dans les organisations.

— Un déficit massif de bien-être et de motivation
Près d’1 salarié sur 2 déclare avoir un bien-être au travail faible ou inexistant, et seuls 25 % jugent leur motivation excellente.

— Un impact direct sur la performance et la rétention
3 salariés sur 4 peu motivés sont en recherche active d’emploi, confirmant le lien entre engagement et turnover.

— Le rôle central du management et du collectif
87 % des salariés estiment que leur manager joue un rôle clé dans l’ambiance, mais 1 manager sur 2 se dit insuffisamment accompagné dans son rôle.

Cette étude confirme une tendance de fond : le bien-être au travail n’est plus un sujet périphérique, mais un levier direct de performance opérationnelle. La corrélation entre bien-être, engagement et fidélisation est désormais structurante pour les politiques RH.

Trois enseignements clés émergent pour les DRH :

  • Repenser le rôle du manager, devenu pivot de l’expérience collaborateur mais encore sous-outillé ;
  • Renforcer la culture organisationnelle, autour de l’équité, de la transparence et du collectif ;
  • Adapter les pratiques aux attentes générationnelles, notamment sur l’inclusion et la flexibilité.

Dans un contexte d’hybridation du travail, l’entreprise doit également réinventer ses mécanismes de cohésion. Le recul des interactions informelles (ex : baisse des relations amicales au travail) souligne un risque de fragmentation sociale qui impacte directement la performance collective.

Investir dans le bien-être au travail ne relève plus d’une démarche sociale, mais d’un choix stratégique. La question n’est plus de savoir s’il faut agir, mais comment intégrer durablement ces enjeux dans le pilotage RH.

APERÇU

ÉDITEUR

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