Apprentissage en Suisse : perception, freins et leviers selon les données 2025

Quelle image les jeunes et les parents ont-ils réellement de l’apprentissage ? Cette analyse quantitative basée sur l’enquête gfs.bern 2025 dans le canton de Vaud décrypte les perceptions, les facteurs d’influence et les enjeux clés pour les responsables RH, DRH et décideurs en matière d’orientation, d’employabilité et de formation des talents.

Éditeur de la recherche : GFS BERN

Publié le : 26 janvier 2026Catégories : Fonction RH et emploi, Formation & gestion de carrière, Leadership

Pays de la recherche : Suisse

Type de recherche : Managériale

Alors que la formation professionnelle constitue un pilier du système éducatif suisse, son attractivité reste inégale selon les publics. L’enquête menée par gfs.bern pour le canton de Vaud en 2025 apporte un éclairage quantitatif précis sur la perception de l’apprentissage par les jeunes en fin de scolarité obligatoire et leurs parents, ainsi que sur les facteurs influençant les choix d’orientation.

1. Une préférence marquée pour la voie gymnasiale
À l’issue de l’école obligatoire, 55 % des jeunes vaudois envisagent une formation gymnasiale, contre 36 % une formation professionnelle. L’apprentissage en entreprise concerne 30 % des élèves, avec de fortes disparités selon le sexe et le lieu de résidence (36 % des garçons contre 24 % des filles ; 41 % en zones rurales contre 27 % en zones urbaines).

2. Une perception globalement positive de l’apprentissage

La qualité de la formation professionnelle est jugée (très) bonne par 68 % des élèves et 85 % des parents. Les principaux atouts identifiés sont l’expérience pratique (89 % des jeunes), la diversité des métiers (80 %) et la combinaison théorie-pratique (76 %).

3. Le poids déterminant des parents dans les choix
Lorsque les parents encouragent l’apprentissage, 77 % des jeunes s’y projettent. À l’inverse, ce taux chute à 8 % lorsque les parents privilégient le gymnase. Les préférences parentales constituent le facteur explicatif le plus influent, devant les résultats scolaires ou le milieu de vie.

Pour les professionnels RH, ces résultats confirment que l’attractivité de l’apprentissage repose autant sur la qualité réelle des parcours que sur leur représentation sociale. La perception positive existe, mais elle reste fragilisée par des craintes persistantes : évolution de carrière, reconnaissance internationale des diplômes, niveau de rémunération. Le rôle des entreprises formatrices apparaît central pour sécuriser les parcours, valoriser les compétences acquises et rassurer familles et prescripteurs.

Renforcer l’apprentissage suppose moins de convaincre de sa qualité que de démontrer concrètement ses perspectives. Pour les acteurs RH, l’enjeu est clair : transformer une image globalement favorable en un choix assumé et durable.

APERÇU

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