Marché de l’emploi suisse : une stabilisation sous tension

Le Swiss Job Market Index T4 2025, publié par le Groupe Adecco et l’Université de Zurich, révèle une légère stabilisation du marché de l’emploi suisse dans un contexte économique incertain. Recul annuel des postes vacants, fortes disparités régionales, tensions sectorielles et recentrage des recrutements sur les fonctions critiques : cette analyse HR BENCH Institute décrypte les chiffres clés et leurs implications concrètes pour les stratégies RH, le pilotage des effectifs et l’anticipation des compétences en 2026.

Éditeur de la recherche : ADECCO GROUP

Publié le : 2 février 2026Catégories : Climat social, Fonction RH et emploi, Formation & gestion de carrière

Pays de la recherche : Suisse

Type de recherche : Académique

Le marché du travail suisse montre des signes de stabilisation à la fin de l’année 2025, dans un contexte économique incertain. Le Swiss Job Market Index T4 2025, publié par le Groupe Adecco en collaboration avec l’Université de Zurich, apporte un éclairage précis sur l’évolution des emplois vacants, par région et par famille de métiers. Intéressons-nous aux chiffres clés de cette étude:

+1,8 % d’emplois vacants au T4 2025
Le nombre de postes vacants progresse légèrement par rapport au trimestre précédent, traduisant une stabilisation conjoncturelle sans réel rebond du marché de l’emploi.
–4 % sur un an au niveau national
En comparaison annuelle (T1–T4 2025 vs T1–T4 2024), la Suisse enregistre un recul global des postes vacants, confirmant un marché plus sélectif et prudent.

Des contrastes sectoriels marqués
Les professions hautement qualifiées dans la santé progressent (+10 %), tout comme les cadres dirigeants (+6 %), tandis que les métiers de la vente, de l’administration et du commerce chutent fortement (–20 %). Les professions IT reculent également (–18 %).

Ces résultats traduisent un rééquilibrage structurel du marché du travail suisse. Les entreprises concentrent leurs recrutements sur des fonctions critiques, en particulier dans la santé et le management, tout en réduisant leurs besoins dans les fonctions support et certaines expertises technologiques.
Pour les directions RH, cette évolution implique de renforcer la planification stratégique des effectifs, d’anticiper les pénuries de compétences clés et d’adapter les politiques de mobilité interne et de requalification. La prudence observée sur le marché souligne également l’importance de l’engagement, de la fidélisation et de la montée en compétences dans un contexte de croissance modérée.

La légère stabilisation observée fin 2025 ne marque pas un retournement de cycle, mais l’entrée dans un marché de l’emploi plus exigeant. Les organisations capables d’aligner leurs stratégies RH sur ces mutations structurelles disposeront d’un avantage décisif en 2026.

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