Augmentations salariales 2025 : quels impacts sur la rétention des cadres ?

En 2025, plus d’un cadre sur deux a bénéficié d’une augmentation salariale, mais une majorité d’entre eux se déclarent insatisfaits. L’étude Robert Walters met en lumière un décalage croissant entre attentes des salariés, contraintes budgétaires des entreprises et risques de mobilité. Analyse des chiffres clés et décryptage de leurs implications pour les politiques de rémunération, de rétention et d’engagement des talents.

Éditeur de la recherche : ROBERT WALTERS

Publié le : 19 janvier 2026Catégories : Climat social, Fonction RH et emploi, Rémunération

Pays de la recherche : France

Type de recherche : Managériale

Dans un contexte économique et géopolitique incertain, la question des augmentations salariales reste centrale pour les cadres et les directions RH. Le cabinet Robert Walters a publié début 2025 un e-guide analysant les résultats des entretiens annuels et de mi-année des cadres en France. Cette étude apporte un éclairage précis sur les dynamiques de rémunération, de satisfaction et de mobilité des talents.

  1. 52 % des cadres ont été augmentés début 2025
    Ce chiffre est en légère hausse par rapport à 2024 (49 %). Toutefois, 54 % des cadres augmentés jugent leur hausse inférieure à leurs attentes, contre 45 % un an plus tôt, traduisant un décalage persistant entre efforts des entreprises et perceptions des salariés (étude menée auprès de ~600 cadres et entreprises, T1 2025).

2. La satisfaction salariale influence fortement la mobilité
Parmi les cadres insatisfaits de leur augmentation, 39 % envisagent de changer d’emploi dans les six prochains mois, contre seulement 16 % lorsque l’augmentation est jugée conforme aux attentes. À l’inverse, 38 % des cadres satisfaits ralentissent ou stoppent leurs recherches.

3. Des écarts marqués selon les fonctions
Les fonctions Ressources Humaines (80 %), IT & Digital (64 %) et Juridique, Fiscal & Conformité (66 %) affichent les taux d’augmentation les plus élevés. À l’opposé, Ingénierie & Opérations (29 %) et Achats & Supply Chain (28 %) enregistrent une nette baisse par rapport à 2024.

Ces résultats confirment que la rémunération demeure un facteur clé de rétention, mais qu’elle ne suffit plus seule. Face à des marges de manœuvre budgétaires limitées, les entreprises compensent par d’autres leviers : flexibilité du travail, télétravail, formation ou perspectives d’évolution. L’étude montre également que les cadres RH eux-mêmes, bien que largement augmentés, se déclarent majoritairement insatisfaits, illustrant la pression croissante qui pèse sur la fonction.

En 2025, l’enjeu pour les DRH n’est plus seulement d’augmenter, mais de rendre lisible et cohérente la proposition de valeur globale faite aux talents. À défaut, le risque de départ demeure élevé dans un marché déjà sous tension.

APERÇU

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